Calielle


 
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 Principes

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Calielle
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MessageSujet: Principes   Sam 17 Nov - 5:35

Principes de l'homéopathie


L'homéopathie est construite sur un principe et ses corollaires formulés ensemble par Hahnemann à la fin du XVIIIe siècle.
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Principe de similitude


L'homéopathie repose sur le principe de similitude formalisé par Hahnemann après l'observation de l'effet de l'écorce de quinquina : le paludisme s'accompagne de fièvre et l'écorce de quinine quinquina à forte dose provoque une intoxication également accompagnée de fièvre, Hahnemann a supposé que celle-ci activait un mécanisme de défense contre la fièvre, quelle qu'en fût la cause.
C'est lors de la généralisation de sa théorie à d'autres maladies, que les effets néfastes provoqués l'ont contraint à baisser les doses en pratiquant des dilutions. À son grand regret, la dilution classique, si elle diminuait les effets toxiques, effaçait également les effets pharmacologiques. Il découvrit alors la méthode de la dynamisation, qui, de manière surprenante selon ses propres dires, conservait et modifiait les effets pharmacologiques de la substance.
En ce sens, si la pommade à l'arnica agit dans de nombreux cas de traumatismes, c'est simplement parce qu'elle est « homéopathique » du syndrome « traumatisme ».
Le cas de l'Oscillococcinum, des laboratoires Boiron, est plus complexe. Le médicament a été conçu par Joseph Roy selon les principes de l'homéopathie, par dynamisation d'oscillocoques, un microbe que Roy prétendit découvrir dans divers cas d'infection et en particulier dans des cas de grippe. L'existence de l'oscillocoque n'a jamais été confirmée et les observations de Roy n'ont jamais été reproduites. De ce fait, Oscillococcinum est simplement une préparation à base d'autolysat filtré de foie et de cœur de Anas barbariae (canard de Barbarie) dynamisé à la 200e K, pour laquelle il n'existe pas de pathogénésie complète. Selon certains homéopathes[4], Oscillococcinum n'est donc généralement pas prescrit de façon homéopathique. Son mode de fabrication s'apparente cependant à celui d'autres remèdes homéopathiques et il possède généralement, dans les pays où il est commercialisé, le statut officiel de médicament homéopathique[5].
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Adaptation du soin au patient


Ce corollaire découle du principe de similitude, énonce qu'il n'y a pas de soin universel d'une maladie, d'un symptôme, et qu'il faut adapter le soin en fonction du patient. Il s'agit là de ce qui est couramment nommé « individualisation ».
L'homéopathe analyse les symptômes spécifiques présentés par le patient dans sa globalité et non pas seulement les symptômes classiques de sa maladie. Une pratique ne reposant pas sur cette analyse des symptômes spécifiques du patient n'est pas en droit de se réclamer de l'homéopathie au sens de Hahnemann.
De ce fait, les mélanges de substances diluées, telles un antigrippal et un sédatif, ne sont pas utilisés dans les spécialités homéopathiques.
Les substances vendues librement pour des traitements symptomatiques ne respectent pas cette individualisation, puisqu'elles sont présentées comme pouvant traiter le symptôme quelle que soit la personne. Cet argument ad absurdum est utilisé par la communauté scientifique pour prouver la fraude qu'est l'homéopathie.
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La dynamisation (dilution associée à la succussion)


L'effet des substances dépend de la quantité administrée ; Paracelse disait d'ailleurs en substance que « c'est la dose qui fait le poison ». Par exemple, en thérapeutique classique, les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont, selon la dose, antalgiques ou anti-inflammatoires. Notons que ce n'est pas la dilution en soi qui produit cet effet, mais bien la dose finale ; la dilution ne sert qu'à diminuer la dose administrée.
Les expérimentations d'Hahnemann[2] lui auraient montré que le fait de secouer la solution après chaque dilution permettrait de conserver une certaine efficacité thérapeutique ; cependant, il proscrit l'emploi de sucre pour administrer ses préparations qu'il conseille d'administrer liquide juste après les avoir préparées et sans les laisser reposer. Cette succussion n'aurait pas pour but de bien mélanger la solution avant de la diluer à nouveau, mais de produire des chocs sans lesquels les qualités thérapeutiques du remède homéopathique n'apparaîtraient pas. Ce procédé, sans lequel les dilutions seraient peu ou pas actives, a été nommé « dynamisation » par Hahnemann. Quelques études récentes [réf. nécessaire] tendraient à montrer que la présence d'air lors de la dynamisation serait indispensable pour qu'un effet thérapeutique puisse persister à très faible dilution.
Le solvant, le plus souvent l'eau et l'alcool, est utilisé pour effectuer des dilutions successives, au dixième (DH) ou le plus souvent au centième (CH) d'une solution de teinture mère. La dilution d'une solution de teinture mère dans 99 volumes de solvant est une dilution d'une centésimale hahnemannienne (1 CH, c'est-à-dire un taux de 0,01, ou encore 1%), la dilution au centième de celle-ci est une dilution de 2 CH (soit au dix millième T = 0,000 1 = 10-4, ou encore 0,01%). Une dilution de n CH est une dilution de 10-2 × n ; 3 CH représente un millionième, 6 CH un billionième
Les dilutions courantes en France vont jusqu'à 30 CH, le taux de dilution est donc de 10-60. Dans de nombreux pays sont utilisées des dynamisations et dilutions allant jusqu'à 200 CH. Pour donner une idée plus juste


  • Une goutte d'eau (environ 0,05 mL) dans le lac Léman (88 900 millions de m3) représente une dilution d'environ 6-19, soit l'équivalent de 10 CH ;
  • Une dilution à 40 CH correspond à 1 molécule d'une substance-mère dans une masse de solvant supérieur à la masse totale de l'univers (la quantité totale d'atomes de l'univers est estimé à 1080 atomes).

Les substances insolubles sont triturées dans du lactose jusqu'à obtention du seuil de solubilité permettant de préparer la première dilution liquide[6]. Le reste des opérations suit le même procédé que pour les substances solubles.
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La dynamisation de Semen Korsakov


Le Russe Semen Korsakov est l'auteur d'un système de dilution différent, qui porte son nom. Au lieu de changer de flacon à chaque dynamisation, ce procédé vide simplement le flacon après chaque dynamisation, en considérant qu'il demeure environ un centième du volume initial (ce qui est probablement approximatif). Cette méthode a permis d'automatiser le procédé, et a conduit à l'obtention de dynamisations très poussées, jusqu'à un million de fois (MM Korsakov). En réalité, si le nombre de secousses auxquelles a été soumise la préparation est très élevé (100 millions de coups pour la MMK), la dilution est fortement modifiée, parfois beaucoup plus faible que celle attendue et strictement non mesurable.
Appliquée à des substances radioactives bêta, on a compté avec la dynamisation hahnemannienne le nombre d'électrons émis. L'expérience a montré qu'il n'y a plus de radioactivité au-delà de 12 CH. Celle-ci persiste pour une dynamisation korsakovienne de 3000K. Ceci montrerait que la dilution korsakovienne est beaucoup moins poussée que ce que Korsakov lui-même pensait. Cela s'explique probablement par l'interaction entre la substance à diluer et la paroi : les molécules peuvent s'accrocher fortement à la paroi, et le volume n'est alors pas pertinent (le relargage en solution n'est pas proportionnel au volume qui est passé dans le flacon, mais à l'efficacité du lavage de la paroi, c'est-à-dire qu'il n'est pas exponentiel mais logarithmique par rapport au nombre de passage).
Inversement, si les molécules actives n'ont aucune affinité avec la paroi, cet effet est négligeable et on retombe sur le cas de la dilution hahnemannienne. L'eau étant le meilleur des solvants, dès que l'eau est contenue dans un récipient ou passe dans un conduit, elle détache quelques molécules de la paroi. La pureté de l'eau nécessaire aux dilutions homéopathiques n'existe pas. Passé le cap de 10 CH, les impuretés du solvant sont des millions de fois plus concentrées que la substance-mère de départ. Ces impuretés donnent aussi leur « empreinte » lors des succussions subséquentes, ce qui fait que, quelle que soit la substance-mère de départ… on obtient toujours la même chose à 30 CH : une solution constituée d'eau avec les impuretés de l'eau utilisée et où les composants dilués sont les matières sèches énumérées sur la constitution de toute eau sans trace de la substance supposée active.

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